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Le métal a retrouvé son éclat
Pièce maîtresse d’une industrie qu’on disait condamnée, la métallurgie française s’est modernisée pour survivre. Aujourd’hui, ses entreprises ont besoin de professionnels formés aux techniques les plus récentes. Les nouveaux diplômés y trouvent une occasion en or.
Dans le Grand Est, le mot métallurgie évoque une époque glorieuse ; celle où les haut-fourneaux, fleurons de l’industrie française, faisaient la fierté et la richesse de la Lorraine. Il évoque aussi la crise qui a entraîné leur démantèlement, laissant penser que dans le sillage de la sidérurgie, la métallurgie était vouée à disparaître du territoire national.
Pourtant il n’en est rien. En France, le secteur employait l’an passé 1,3 millions de salariés, plus 82 000 équivalents temps plein en intérim. Et notre grande région reste au dessus de la moyenne nationale avec 139 000 emplois et 9 800 ETP. Sans négliger, à nos frontières, les entreprises luxembourgeoises et allemandes.
Ici, c’est la construction auto et ses équipementiers qui occupent le plus de salariés : 25 000. Viennent ensuite la forge, le traitement et l’usinage des métaux : 14 400. La fabrications de machines et d’équipements d’usage général, 14 000, et la réparation et l’installation de ceux-ci, 13 800, suivent de près. Mais tous les secteurs de l’économie recourent à la métallurgie.

Verte grâce à la matière grise

Ces effectifs ne devraient plus diminuer car, après plusieurs décennies de retrait, le temps semble venu d’arrêter de délocaliser, voire de relocaliser. Le made in France ne relève plus seulement du patriotisme économique, il est partie prenante de la lutte contre le réchauffement climatique et, avec le Covid, il est devenu un enjeu de souveraineté : les Français ne veulent plus dépendre pour leurs besoins essentiels d’usines installées à l’autre bout du monde.
Face au dumping environnemental ou social de la concurrence low-cost, nos entreprises n’ont eu d’autre choix que de miser sur la recherche et sur les techniques les plus modernes, pour proposer des produits haut de gamme, en utilisant des process de pointe : impression 3D, machines connectées, ligne de production en réalité augmentée, big data, simulation numérique, etc.

Rapport de force favorable

De nouveaux postes apparaissent et les anciens évoluent, ce qui ouvre de belles perspectives aux nouveaux diplômés et pousse les entreprises à accentuer l’effort de formation continue. C‘est indispensable dans un secteur où de nombreux métiers sont en tension, des ingénieurs d’étude en R&D aux chaudronniers, en passant par les forgerons, les soudeurs et les tuyauteurs…
Pour ces professionnels, le rapport offre/demande permet de choisir son employeur, ce qui, aujourd’hui, est un confort peu courant. Surtout pour des fonctions accessibles par des formations courtes, y compris sans le bac. Reste cependant une tendance : favoriser les polycompétences de ses salariés afin de pouvoir s’adapter à des marchés variés et en pleine mutation. Pour rester tranchante, une lame doit repasser régulièrement au feu de la forge.

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