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Édition Strasbourg > Concerts Classiques à Strasbourg et alentours Orchestre Philharmonique de Strasbourg icône de la rubrique Concerts Classiques

Orchestre Philharmonique de Strasbourg
Orchestre Philharmonique de Strasbourg
Orchestre Philharmonique de Strasbourg

Palais de la musique et des congrès, entrée Erasme - Place de Bordeaux
Billetterie à l'OPS - Tél. 03 68 98 68 15- www.philharmonique-strasbourg.com et Boutique Culture : 03 88 23 84 65
A STRASBOURG

Interview de Marie Linden, directrice générale de l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg

Spectacles : En proposant 4 concerts du 20 decembre au 1er janvier, l’OPS invite clairement le public à passer les fêtes en sa compagnie.
Marie Linden : Je dirais même que c’est l’ensemble du programme de decembre qui est festif. Dès le 13, l’orchestre jouera une grande pièce très entraînante, très dansante, très gaie, du compositeur mexicain Revueltas, pour apporter de la couleur et du soleil à l’hiver. Et la tête d’affiche de ce concert sera l’immense star du violon Renaud Capuçon, que nous sommes particulièrement heureux d’offrir au public au moment des fêtes. La semaine suivante, notre traditionnel concert choral de Noël proposera 4 des 6 cantates de l’Oratorio de Bach. Pour cette soirée, comme pour les suivantes, nous mettons en place des tarifs facilitant la venue en famille.
Le ciné-concert du samedi 22 et le double concert des 31 et 1er sont de facture beaucoup moins classique puisqu’ils reprennent, l’un, des BO de Disney et, les autres, des oeuvres de Bernstein.
M.L. : Pour moi, il n’y a pas de sous musique. C’est bien qu’on puisse fêter la nouvelle année en famille sur les airs des musicals de Broadway, et c’est super de remplir un Zénith avec 6 000 gamins et leurs parents. J’y vois aussi une occasion d’initier les enfants à la musique orchestrale. Dans le même esprit, nous proposons le 8 decembre un “Concert en famille”, commenté, avec "Ma mère l’Oye" de Ravel et le fameux "Boléro". Tout comme nous multiplions durant toute la saison les concerts scolaires et les Ateliers du samedi qui permettent aux petits, et à leurs parents, de découvrir les instruments et leurs instrumentistes.
Toucher un plus large public, c’était dans votre projet dès votre arrivée.
M.L. : Tout à fait. Et c’est aussi dans ce but que nous sortons à sa rencontre. Et à des horaires inhabituels, parce que de nouveaux modes de consommation de la musique apparaissent. Dans notre “6 à 7 de l’orchestre” à l’Aubette, nous avons vu des spectateurs qui n’étaient jamais venus au PMC. Des gens plus jeunes, qui n’ont pas envie de passer toute une soirée au concert. Nous proposons aussi, à la salle bastide de l’Opéra, les “Midis de l’orchestre”, consacrés à la musique de chambre. Des personnes qui sont sans doute prises le soir s’y offrent une parenthèse musicale de 50 minutes. Nous avons encore d’autres idées pour séduire un nouveau public. Pour cela j’ai la chance de pouvoir compter sur le soutien de l’orchestre. Plus qu’une addition de talents, c’est un collectif d’artistes formidables.
Mais ces efforts sont-ils vraiment nécessaires ?
M.L. Vous savez, il y a des gens qui pensent que la musique classique n’est pas faite pour eux et qu’ils ne seraient pas à leur place dans une salle de concert. Pourtant le classique est pour tout le monde. Et l’Orchestre à tout le monde. Ça n’est pas grave de ne pas connaître les codes. Tenez, hier nous jouions au palais universitaire, et toute la aula applaudissait entre chaque mouvement de la symphonie de Brahms. Les puristes vous diront que c’est intolérable. Et bien moi ça ne me choque pas. Je suis contre la ségrégation et la dictature de la norme.
M.L. : Vous n’avez pas peur qu’on vous accuse de renoncer à l’exigence ?
Pas du tout. Regardez, le 24 janvier nous entamons un grand cycle Chostakovitch, avec le grand violoncelliste Jean-Guihen Queyras, en résidence chez nous l’an prochain. Et le 27, toujours avec Queyras et les autres violoncelles, l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg proposera pour la première fois de son histoire une oeuvre de Boulez. Je dis à vos lecteurs : feuilletez le programme de la saison, il est épais et vous y trouverez forcément un concert à votre goût.

Concert ciné-théâtre

Dir. Thierry Fischer

János Szemenyei, chant - M. en scène : Kornél Mundruczó / Proton Theatre
"Winterreise", d’après "Schuberts Winterreise" de Hans Zender
1ère française, en allemand surtitré français - Chercher ou attendre, que vit un homme en fuite ? Kornél Mundruczó s’approprie une oeuvre musicale pour questionner l’errance des migrants. Primé à Cannes, l’artiste tisse un lien subtil entre la musique, le jeu et des images filmées dans un camp hongrois de réfugiés en 2014. Dans la relecture du célèbre cycle de Franz Schubert réalisée en 1993 par le compositeur Hans Zender, le ténor et la vingtaine de musiciens qui l’accompagnent amplifient, parfois distordent l’original en y insérant quelques éléments contemporains. Présenté avec le Maillon.

MAILLON-WACKEN
20 h 30 - Jeudi 17 et vendredi 18 janvier

Cycle Chostakovitch

* Jean-Guihen Queyras, violoncelle
Chostakovitch : Concerto n° 2 pour violoncelle et orchestre - Symphonie n° 15
Une soirée 100% Chostakovitch. Elle rassemble 2 pièces tardives du compositeur russe, alors au sommet de son art : son ultime page concertante, le Concerto n°2 pour violoncelle et orchestre (1966) et sa dernière symphonie, la Quinzième.

20 h - Jeudi 24 janvier et vendredi 25 janvier

* Ekaterina Bakanova, soprano - Dimitry Ivashchenko, basse
Haydn : Symphonie n° 49 "La Passion" / Chostakovitch : Symphonie n° 14
Considéré comme le père de la symphonie, Haydn – qui en écrivit 104 – livre une des pages les plus sombres de son corpus avec sa 49e surnommée La Passion. Douloureuse, cette oeuvre emblématique du Sturm und Drang entre en résonance avec la Symphonie n° 14 de Chostakovitch hantée par la mort. Cette dernière rassemble des poèmes de Federico García Lorca, Guillaume Apollinaire, Wilhelm Küchelbecker et Rainer Maria Rilke.

20 h - Jeudi 31 janvier et vendredi 1er fevrier

Dir. Marko Letonja

Concerts symphoniques

PMC, SALLE ERASME

Concert du dimanche matin

Jean-Guihen Queyras, violoncelle - Marta Bauzà, soprano - Pupitre de violoncelles de l’OpS

Villa-Lobos : Bachianas Brasileiras n° 1 pour 8 violoncelles et n° 5 pour soprano et 8 violoncelles / Boulez : Messagesquisse pour violoncelle solo et six violoncelles / Joplin : 2 Ragtimes
Musique de chambre, artiste en résidence

AUDITORIUM CITÉ DE LA MUSIQUE
11 h - Dimanche 27 janvier

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