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Opéra national de Lorraine

opera-national-lorraine.fr
Place Stanislas
+33 (0)3 83 85 33 11

De retour à l’Opéra national de Lorraine, Mikaël Serre ne tait rien de nos zones d’ombre,
labyrinthes intérieurs et autres monstres qui sommeillent en nous.
Partant à l’assaut du château de Barbe-Bleue, il interroge notre besoin d’être sauvés
et le prix auquel nous sommes prêts à sacrifier notre liberté.

Ariane et Barbe-Bleue

Opéra en 3 actes créé à l’Opéra-Comique à Paris, le 10 mai 1907
Musique : Paul Dukas?Livret : Maurice Maeterlinck
Direction musicale : Jean-Marie Zeitouni
Mise en scène : Mikaël Serre
Décors et costumes : Nina Wetzel
Vidéo : Sébastien Dupouey
Orchestre et Chœur de l’Opéra national de Lorraine
Avec Catherine Hunold, Vincent Le Texier, Anaïk Morel, Héloïse Mas, Clara Guillon, Samantha Louis-Jean, Tamara Bounazou, Nine d’Urso
Nouvelle production Opéra national de Lorraine – Tout public dès 10 ans
En français, surtitré - C’est un mythe qui hantait depuis des siècles l’inconscient collectif : l’homme qui retient les femmes prisonnières au fond de son château. L’homme à la barbe teinte du sang de ses victimes. Perrault donna son nom à l’un de ses contes : La Barbe bleue. À l’aube du XXe siècle, Dukas lui consacra son unique opéra. Sur la poésie brûlante de Maeterlinck, ce conte musical ajoute à l’histoire un corps étranger : Ariane, tout droit sortie de la légende de Thésée, qu’elle aida à trouver l’issue du labyrinthe et à vaincre le Minotaure. Il introduit Ariane comme un fil lumineux dans le château de Barbe-Bleue. En pénétrant dans ce dédale de couloirs et de portes, de caves et de voûtes, Ariane n’a qu’une idée en tête : ouvrir la dernière porte pour libérer les prisonnières. Mais la lumière bute sur les contradictions de l’âme humaine. Et dans ce monde souterrain où Barbe-Bleue brille par son absence, l’héroïne découvrira ce que la liberté peut avoir d’effrayant… « Personne ne veut être délivré. La délivrance coûte cher parce qu’elle est l’inconnu et que l’homme (et la femme) préférera toujours un esclavage familier à cette incertitude redoutable qui fait tout le poids du fardeau de la liberté. Et puis, la vérité est qu’on ne peut délivrer personne : il vaut mieux se délivrer soi-même. Non seulement cela vaut mieux, mais il n’y a que cela de possible. » (Notes de Paul Dukas à propos du personnage d’Ariane )
D’une densité et d’une profondeur musicales inouïes, la partition de Dukas porte la marque de Wagner et Debussy. Le chant y est sans cesse submergé par l’orchestre, à l’image de ce château sombre, où l’eau tremble au-dessus de nos têtes et menace de nous engloutir.
Les prisonnières
« Dans le conte de Perrault, ces femmes sont mortes. Chez Dukas, elles sont mortes à l’intérieur, elles sont perdues en tant que sujets, effrayées par cette lumière dont elles n’osent s’approcher de peur de se brûler... À travers elle, nous entreprenons un voyage dans le temps, à travers différentes figures de femmes qui ont marqué l’Histoire – de la Vénus de Willendorf à Rosa Luxembourg. Nous racontons une histoire de la libération et de l’émancipation. Une certaine histoire de l’art aussi, car les noms de ces prisonnières font également référence à des héroïnes littéraires, théâtrales, opératiques – à l’image de Mélisande. À travers elles, Maeterlinck et Dukas portent un regard réflexif sur le genre. L’opéra se regarde lui-même. Cet art qui a souvent enfermé les femmes dans des rôles stéréotypés, sacrificiels. Cet art qui a été – pour reprendre les mots de Catherine Clément – celui de la défaite des femmes. Face à elles, Ariane demeure immuable. Elle est un roc, un point d’ancrage, une force qui va et suit son idée. Elle est une héroïne qui veut sauver le monde, ce qui en fait une super-héroïne » (Mikaël Serre à propos des prisonnières du château de Barbe-Bleue, extrait d’un entretien avec Simon Hatab)
Direction musicale et mise en scène
À la tête de l’Orchestre de l’Opéra national de Lorraine, Jean-Marie Zeitouni, reconnu comme l’un des plus importants chefs d’orchestre de sa génération pour son style expressif et convaincant. À la mise en scène le franco-allemand Mikaël Serre, par ailleurs acteur et performer. Résolument marqué par son développement transfrontalier, son travail se déploie de manière internationale grâce aux croisements de ses différents partenaires et collaborateurs artistiques.

20 h - Vendredi 28 janvier, mardi 1er et jeudi 3 février
15 h - Dimanche 30 janvier
Conférence?1 h avant le début du spectacle (gratuit, sur présentation du billet)

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